Cette table-ronde était initialement programmée les 15 et 16 juin 2010.
De même que la mémoire est fondée sur l’oubli, la sélection est le pilier de la conservation. Or ce pilier est aujourd’hui soumis à des pressions à la fois plus puissantes et plus divergentes que naguère : tiraillés entre l’extension illimitée du désir de conservation qui travaille une opinion périodiquement agitée par des « émotions patrimoniales », l’incertitude qui pèse sur le financement public de la culture, la fragilité physique des nouveaux supports de l’information documentaire comme des arts visuels, et l’imperium de plus en plus absolu d’Internet comme espace de visibilité, de légitimation et, en fin de compte, d’existence des biens culturels, les conservateurs du patrimoine éprouvent la nécessité d’évaluer, à la fois rétrospectivement, dans l’introspection et la prospective, les théories et les pratiques du tri, pour mieux repérer les convergences qui se renforcent entre les spécialités.
Onze ans après une table ronde qui avait porté le débat hors du monde de la conservation, l’Inp réouvre le dossier en conviant les professionnels à un dialogue avec des chercheurs en sciences humaines et sociales, qui devrait les aider à clarifier les enjeux et à mieux cerner les contours du legs patrimonial à transmettre au XXIe siècle.
Coordonnateur François Gasnault, conservateur général du patrimoine, inspection des patrimoines
Intervenants Conservateurs du patrimoine de toutes les spécialités, sociologues, historiens.
Public concerné : Conservateurs, professionnels du patrimoine
Durée : 2 jours
Lieu : Paris
Nombre de places : 50
Prix : 65 € (voir les conditions d'inscription) / réf. C
Renseignements auprès de Patricia Fertier - 01 44 41 16 54
