Les résines traditionnelles et les résines synthétiques pour les vernis. Stabilité et propriétés optiques
Stage de formation permanente | 2 avril 2012
Objectifs
Les résines naturelles associées à l’origine avec de l’huile et depuis le 16ème siècle solubilisées traditionnellement dans de l’essence de térébenthine, ont été utilisées pour vernir les peintures à l’huile et à la tempéra en raison de leurs propriétés esthétiques. Ces vernis, directement exposés aux agents de dégradation environnementaux, constituent la partie la plus vulnérable des peintures et ils se dégradent rapidement en jaunissant, en se craquelant, en perdant de la brillance et leur transparence. Ils sont alors enlevés à l’aide de solvants organiques polaires, ce qui représente une source de dégradation (gonflement et lixivation) pour la peinture elle-même.
Les résines modernes ont été rapidement utilisées en remplacement mais certains polymères peuvent présenter des problèmes d’insolubilité ou posséder une température de transition vitreuse faible et capturer ainsi les poussières et les salissures. Surtout, leur aspect esthétique souvent insatisfaisant a favorisé leur abandon pour un retour aux résines naturelles.
L’étude de la formation des films lors du séchage a permis de mettre en évidence l’influence de la viscosité et du poids moléculaire dans l’aspect esthétique d’un vernis. Les travaux menés à la National Gallery d’Art de Washington en ce domaine se sont essentiellement concentrés sur la stabilisation ou le ralentissement du vieillissement des résines naturelles ainsi que sur la recherche de nouvelles résines synthétiques. Il est alors apparu que les résines à bas poids moléculaires telles que les hydrocarbures hydrogénés et les urées aldéhydes offraient les qualités esthétiques et de stabilité requises pour remplacer les résines naturelles.
Depuis, de nombreux restaurateurs utilisent des résines dammar stabilisées ou des résines stabilisées à bas poids moléculaire pour vernir les œuvres.
Intervenant : René De la Rie, docteur en Chimie, National Gallery of Art, Washington, Etats-Unis
Coordonnateur : Nathalie Balcar, ingénieur de recherche au C2RMF
Traduction : un service de traduction sera proposé lors de cette formation.
Infos pratiques
Public concerné : restaurateurs, conservateurs, scientifiques
Niveau : les fondamentaux
Durée : 1 jour
Lieu : Inp, Paris
Prix : 65 euros (voir les conditions d’inscription) / Réf. R
Inscriptions
Bulletin d’inscription à envoyer à Laetitia Létendard – Institut national du patrimoine – 150 avenue du Président Wilson, 93210 Saint-Denis La Plaine. Renseignements au 01 49 46 57 04





