Depuis sa création, l'Institut national du patrimoine s'associe chaque année au Festival de l'histoire de l'art, organisé par l'INHA et le Château de Fontainebleau.
À l’occasion de sa quinzième édition, le Festival de l’histoire de l’art met pour la première fois à l’honneur un pays africain : le Maroc. Situé au carrefour de l’Europe et de l’Afrique, ouvert sur la Méditerranée comme sur l’Atlantique, il se distingue par la richesse de son héritage culturel, façonné par des influences multiples – africaines, arabes, amazighes et juives.
De l’Antiquité à la scène contemporaine, le Festival propose une immersion dans l’histoire de l’art marocain, révélant à la fois la diversité de son patrimoine, la vitalité de ses savoir-faire artisanaux et l’émergence de nouvelles formes de création.
Cette édition 2026 sera l'occasion pour l'établissement de participer à deux temps forts.
Vendredi 5 juin
Table ronde sur les revues scientifiques
L'INP prendra part à une table ronde organisée par le Comité français d'histoire de l'art, consacrée à la place des revues dans la recherche et la valorisation de l'histoire de l'art. Les responsables de publications scientifiques y partageront leurs expériences et débattront des enjeux éditoriaux communs à leurs revues, avant une présentation de chacune d'entre elles.
Samedi 6 juin
Volubilis et ses mémoires : un site archéologique au présent ?
10 h – Chapelle basse Saint-Saturnin
Table-ronde avec Ahmed Skounti, professeur à l’INSAP, Zoubir Chattou, enseignant chercheur à l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès, et Séverine Blenner-Michel, directrice des études, INP
La table ronde présentera les recherches conduites par une équipe de chercheurs franco-marocaine dans le cadre du programme de recherche ANR ArchArch, « L’archéologie en héritage : vestiges, traces et mémoires d’une activité scientifique (Maroc, Mauritanie, XIXe-XXIe siècles) » qui prend notamment pour terrain d’étude Volubilis, site majeur de l’Afrique antique. A travers des approches aussi diverses que la question des archives et de la documentation scientifique, du foncier, du tourisme durable, des représentations locales et de la perception du site par les riverains, les participants interrogeront les différentes façons de gérer aujourd’hui l’héritage archéologique de Volubilis.
La mode en héritage : recherche, conservation, restauration et valorisation
15 h – Salon Victoria
Table-ronde modérée par Justine Lécuyer, chargée de mission Recherche avec Mathilde Berthier-Debeugny (élève conservatrice, spécialité musées), Laureen Gressé-Denois (élève conservatrice, spécialité monuments historiques, doctorante à l'École du Louvre et Sorbonne Université), Marie-Lise Lahaye (élève conservatrice, spécialité musées), Claire Thomas (élève en conservation-restauration, spécialité arts graphiques et livres), et Lucile Vincent (élève en conservation-restauration, spécialité arts textiles).
La mode constitue un champ privilégié de recherche et de formation pour le patrimoine. À travers vêtements, armures militaires, étoffes ou livres d’atelier, les élèves de l’Institut national du patrimoine interrogent les processus par lesquels la mode devient patrimoine, en mettant en lumière ses valeurs symboliques, sociales et politiques, ainsi que la circulation des formes et des matériaux. En croisant approches historiques, pratiques de conservation-restauration et réflexions muséographiques, elles explorent les modalités d’étude et d’exposition de la mode, entre fidélité historique et lisibilité contemporaine.